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Peine de mort en Israël à l’encontre des Palestiniens
dimanche 5 avril 2026
Rubrique : APPELS ET COMMUNIQUÉS
Le MRAP condamne le vote par le parlement israélien, le 31 mars 2026, d’une loi instaurant la possibilité d’application de la peine de mort dans des termes ne s’appliquant qu’à des Palestiniens.
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Cette loi indigne a fait l’objet de l’éditorial du journal Le Monde daté du 3 avril, titré :
Peine de mort pour les Palestiniens accusés de meurtre « terroriste » : une nouvelle étape dans la dérive du gouvernement Nétanyahou
Ci-attaché et (pour les abonnés) :
En voici le début :
La loi, adoptée lundi par le Parlement israélien, piétine l’idéal qu’Israël a longtemps dit incarner : celui d’une nation soucieuse de valeurs forgées par une histoire de persécutions et de crimes de masse.
Un détail peut résumer une dérive. C’est le cas avec le nœud coulant porté fièrement, comme un emblème, par certains élus israéliens sur leurs vêtements lors du débat à la Knesset consacré au projet de loi établissant une peine de mort applicable automatiquement à des Palestiniens accusés de meurtre commis dans le cadre d’actions « terroristes ». Ce texte défendu par le ministre suprémaciste Itamar Ben Gvir, qui représente un courant politique longtemps banni en Israël du fait de son extrémisme, a été adopté lundi 30 mars à une nette majorité de 62 voix contre 48. Il a reçu celle du premier ministre israélien, Benyamin Nétanyahou, visé par un mandat d’arrêt de la Cour pénale internationale pour crime de guerre et crime contre l’humanité. Un recours a été déposé devant la Cour suprême.
Cette loi dispose que toute personne causant la mort d’autrui « dans le but de porter atteinte à un citoyen ou résident israélien, avec l’intention de mettre fin à l’existence de l’Etat d’Israël, sera condamnée à mort ou à la prison à perpétuité ». Le châtiment suprême sera la peine par défaut pour les Palestiniens de Cisjordanie si la qualification d’acte de terrorisme est retenue par la justice militaire. Présente dans la loi israélienne depuis les origines, la peine de mort n’a été prononcée et appliquée qu’une fois, en 1962, à un criminel de guerre nazi pour son rôle central dans la Shoah, Adolf Eichmann.
