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"Au secours Frantz" ! Ouvrage de Jacques Venuleth, avril 2026

vendredi 1er mai 2026

Rubrique : OUTILS PÉDAGOGIQUES, INFORMATION PRATIQUES, CULTURE

Le comité local du MRAP de Nanterre recommande la lecture de l’ouvrage biographique de Jacques Venuleth (membre du comité local du MRAP "Lunel, Petite Camargue) consacré à Frantz Fanon, intitulé :

Au secours, Frantz !

Il est préfacé et postfacé par Gilles Manceron et Saïd Bouamama. Son introduction est reproduite ci-dessous

Il est consultable en ligne :
https://nuage.mrap.fr/index.php/s/B58YQxodfaK9ypS?dir=/&editing=false&openfile=true

Il existe un matériel de présentation consistant en 3 panneaux : reproduction ci-attachée.

Cette initiative s’inscrit dans le cadre de l’action menée par la commission Mémoire du MRAP pour la création d’un musée national de l’histoire du colonialisme. Elle vient compléter le matériel d’exposition déjà produit :

https://mrap.fr/-campagne-pour-la-creation-d-un-musee-national-de-l-histoire-du-colonialisme-.html

Cet ouvrage peut servir de support à l’organisation de débats et de rencontres. Dans ce cas il est recommandé de faire des achats groupés (tarif réduit)

Pour passer commande : mraplunellois@gmail.com

Prix unitaire : 5 euros

Tarif : 5 € + 2 € de frais d’envoi (chèque uniquement à l’ordre du Mrap Lunellois)

Envoi par La Poste (2 à 3 jours)

Informations à fournir : adresse postale (email et/ou téléphone recommandés)
> Modalités de paiement
> Paiement uniquement par chèque à l’ordre du « MRAP Lunellois », à adresser à la trésorière :
> Catherine Lavergne
> Mas Méjean
> 1382 route de Restinclières
> 34400 Lunel

Contact

Pour toute information complémentaire ou pour passer commande : mraplunellois@gmail.com

Introduction

QUI EST FRANTZ FANON ?

Interrogée, une jeune élève du lycée d’Alger qui porte le nom de Fanon, pense
qu’il s’agit certainement… « d’un colonel français de la dernière guerre » !

Il est vrai que Frantz ne met guère sur la piste algérienne, ni même sur celle
des Antilles à moins de savoir déjà que ce prénom lui vient d’une aïeule
alsacienne !

Tout compte fait, Fanon aurait certainement aimé cette confusion, ces
ouvertures multiples, lui qui refusait plus que tout d’être enfermé dans un
cadre préétabli, qui refusait déjà cet enfermement premier à son arrivée en
métropole dans les années 40 : « Tiens… maman regarde le nègre ! » (Peau
noire, masques blancs. Chap V)

Mais si tant d’imprécision existe, cela ne tient malheureusement pas à
l’étrangeté de son nom.

Cela tient à l’oubli que l’on a laissé trop longtemps s’installer autour de sa vie
et son œuvre, autant d’un côté de la Méditerranée que de l’autre, autant au
Nord qu’au Sud. Non parce que le personnage est inintéressant. Bien au
contraire, parce qu’il est toujours aussi gênant, peut-être de plus en plus
gênant.

Gênant pour ceux qui n’ont pas osé le suivre, même en partie, dans ses
engagements, gênant pour ceux qui ont préféré ne pas tenir compte de ses
prévisions, de ses avertissements, de ses analyses.

Côté Sud, normal que ses affirmations dérangent, surtout lorsqu’elles se
vérifient :
« A ses débuts la bourgeoisie nationale des pays coloniaux s’identifie à la fin
de la bourgeoisie occidentale. Il ne faut pas croire qu’elle brûle les étapes. En
fait elle commence par la fin. Elle est déjà sénescente alors qu’elle n’a connu
ni la pétulance, ni l’intrépidité, ni le volontarisme de la jeunesse et de
l’adolescence. » (Damnés de la terre. Chap III)

Côté Nord, lorsqu’on pense à ces périodes tourmentées, qui entourent la mort
de Fanon en décembre 1961, un an après les indépendances africaines,
quelques mois avant l’indépendance algérienne, on préfère évoquer le gentil
Camus, ou Germaine Tillion, ou Simone de Beauvoir, ou même l’encombrant
Jean-Paul Sartre, plutôt que Frantz Fanon.

Pourquoi ?