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Libérez Farzana Rupa et Shakil Ahmed ! Deux journalistes bangladais risquent la mort
mercredi 23 septembre 2026
Rubrique : APPELS ET COMMUNIQUÉS
Message du comité local du MRAP de Tarbes, diffusé dans le MRAP à l’échelle nationale.
La nièce de ces journalistes, qui réside sur Tarbes, a pris contact avec le MRAP lors d’une de nos interventions en lycée.
Parce que nous devons et pouvons agir, merci de signer et de partager cette pétition !
https://c.org/9GQFyjMzyX
Libérez Farzana Rupa et Shakil Ahmed ! Deux journalistes bangladais risquent la mort après plus de deux ans de prison sans jugement
Depuis le 21 août 2024, Farzana Rupa et Shakil Ahmed, deux journalistes reconnus de la chaîne Ekattor TV, sont détenus au Bangladesh sans jugement. Ils ont été arrêtés à l’aéroport de Dacca alors qu’ils tentaient de rejoindre la France avec leur fille, alors âgée de 16 ans. Malgré l’absence de preuves tangibles, ils font l’objet de multiples plaintes pour meurtre, qu’ils contestent avec fermeté. Selon leur famille et plusieurs organisations internationales de défense de la presse, ces accusations apparaissent largement motivées par des considérations politiques.
Les accusations de meurtre liées aux événements de 2024 n’ont pas donné lieu à un procès équitable, avec des preuves présentées et discutées. Après plus de deux ans de détention préventive, leur situation est devenue insoutenable. Séparés l’un de l’autre depuis de longs mois, ils sont incarcérés dans des conditions particulièrement difficiles. Selon leurs proches, Farzana Rupa dort à même le sol dans sa cellule. Shakil Ahmed souffre d’une maladie de peau aux mains. Tous deux voient leur état physique et psychologique se dégrader, sans aucun accès à un suivi médical ou psychologique adapté.
La situation de Farzana Rupa s’est encore aggravée. En juillet 2026, un tribunal spécial bangladais l’a formellement accusée de « crimes contre l’humanité » pour un reportage sur des événements de 2013. En août, ce même tribunal l’a maintenue en détention dans un second dossier, cette fois pour des questions posées en conférence de presse. Selon le Committee to Protect Journalists, si elle est condamnée sur ce terrain, elle peut être condamnée à mort : ce tribunal n’a pas de barème de peines. Shakil Ahmed, son mari, reste emprisonné dans plusieurs affaires de meurtre, elles aussi passibles de la peine capitale au Bangladesh.
Au-delà de leur propre calvaire, c’est aussi celui de leur fille. Âgée de seulement 16 ans au moment de l’arrestation de ses parents, elle en a aujourd’hui 18. Elle grandit sans eux, privée de leur présence et de leur soutien à un âge crucial. Aucun enfant ne devrait avoir à vivre une telle épreuve.
On peut demander des comptes à des journalistes. On ne peut pas les laisser plus de deux ans en prison sans jugement, ni les menacer de la peine de mort pour avoir fait leur métier. Cette situation constitue une atteinte grave aux droits fondamentaux, à la liberté de la presse et au droit à un procès équitable dans un délai raisonnable.
Nous demandons aux autorités bangladaises :
· l’abandon des poursuites qui visent leur travail de journalistes, en particulier les accusations de crimes contre l’humanité ;
· un procès équitable et rapide s’il reste des charges, avec des preuves réellement produites ;
· à défaut, leur libération immédiate ;
· qu’aucune condamnation à mort ne soit prononcée contre eux.
Nous appelons également les autorités françaises à intervenir diplomatiquement auprès du Bangladesh afin que les droits de ce couple de journalistes soient respectés.
Le Mouvement contre le Racisme et pour l’Amitié entre les Peuples (MRAP) lance cet appel. Soutenez Farzana Rupa et Shakil Ahmed. Exigeons justice et dignité pour eux et leur famille.
